ACameraria : Lutte contre la mineuse du Marronnier d'Inde

 

 

   

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A

Adulte de la mineuse du marronnier d'Inde
Adulte de la mineuse du marronnier d'Inde
(photo S. Augustin)

Larve de Cameraria ohridella
Larve de Cameraria ohridella
(photo S. Augustin)

Observation d'un cocon de C. ohridella après ouverture d'une mine
Observation d'un cocon de C. ohridella après ouverture d'une mine.
(photo S. Augustin)

Adulte : petit papillon de 3 à 5 mm de couleur brun ocre à motifs alaires brillants sous forme de bandes plus claires et ailes postérieures étroites et longuement frangées.

Œuf : lenticulaire

Larve : aplatie de 0,5 à 5 mm de couleur à segments abdominaux mamelonnés et tête triangulaire

Biologie : L'hôte préféré de C. ohridella est le marronnier d'Inde, Aesculus hippocastanum, mais d'autres espèces de marronniers et même l'érable sycomore, Acer pseudoplatanus, et l’érable plane A. platanoides peuvent présenter de faibles attaques.
Au printemps, les adultes sont facilement observables sur les troncs où ils se retrouvent pour l'accouplement après émergence des feuilles restées au sol. Les femelles attirent les mâles en émettant une phéromone, et peu de temps après la fécondation, elles pondent plusieurs dizaines d’œufs minuscules à la surface supérieure des feuilles. Les œufs éclosent après un délai variant de 1 à 3 semaines et les jeunes chenilles s'enfoncent dès l'éclosion à l'intérieur de la feuille dont elles dévorent le parenchyme supérieur. A la fin du développement larvaire, la nymphose se produit le plus souvent dans un petit cocon blanc à l'intérieur de la mine. La chrysalide perce ensuite la paroi du cocon et l'épiderme de la feuille, permettant ainsi la libération du papillon. A chaque génération un nombre croissant de chrysalides entrent en diapause. L’insecte passe l’hiver à l’état de chrysalide dans les feuilles tombées au sol et émerge au printemps suivant.
C. ohridella a généralement 3 générations par an en France.
Les facteurs de mortalité les plus importants sont la compétition pour se nourrir dans les feuilles au cours de la saison et la mortalité hivernale. Les mortalités liées au parasitisme sont faibles car les parasites de C. ohridella sont généralistes et n’exercent qu’une faible pression de sélection sur les populations.


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